MONOCÉPHALE IMPOSÉ, LÉGITIMITÉ CONTESTÉE. LE TEST ARRIVE.
Éditorial RTI
Le calendrier est désormais encadré par deux dates clés :
8 mai 2026 : cap des 90 jours
30 août 2026 : premier tour annoncé
Entre ces deux repères, une question stratégique s’impose :
*Un exécutif bicéphale pourrait-il devenir l’option de stabilisation avant l’échéance électorale ?
Si, au 8 mai, les préparatifs électoraux apparaissent insuffisants — absence de feuille de route claire, coordination fragile avec le CEP, incertitudes sécuritaires — la pression politique pourrait s’orienter vers une recomposition institutionnelle.
Un exécutif bicéphale, dans cette hypothèse, viserait trois objectifs :
* Rétablir un équilibre de légitimité
* Associer une autorité présidentielle de transition à la Primature pour élargir l’assise politique.
* Créer un mécanisme de contrôle mutuel
* Réduire la perception d’un pouvoir concentré et rassurer les acteurs sceptiques.
* Renforcer la crédibilité électorale externe et interne
* Donner des garanties supplémentaires à la communauté internationale tout en apaisant les forces politiques locales.
Cependant, une recomposition institutionnelle à quelques mois du scrutin comporte aussi des risques :
* ralentissement décisionnel
rivalités internes
* complexification de la chaîne de commandement
possible confusion dans la conduite du processus électoral
Le 8 mai pourrait ainsi devenir un tournant :
* soit confirmation d’un exécutif actuel capable de livrer,
* soit ouverture vers une architecture bicéphale pour sécuriser la transition.
Mais une vérité demeure :
La crédibilité d’une élection ne dépend pas uniquement de la forme de l’exécutif.
Elle repose sur la sécurité, la transparence et la confiance populaire.
Le 30 août ne sera pas sauvé par un simple ajustement institutionnel.
Il le sera par des actes.
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