Des citoyens de la capitale dénoncent une  » rareté programmée  » du carburant.

 La population haïtienne craint une nouvelle pénurie de carburant, suite aux difficultés rencontrées depuis plusieurs jours pour s’approvisionner dans les stations-service. Certaines pompes à essence n’ont pas fonctionné depuis le week-end écoulé. Ainsi, les conducteurs peinent à trouver du carburant, notamment de la gazoline.

Cette situation ne laisse pas indifférent les citoyens. Selon eux, cette rareté n’est autre qu’un prétexte pour augmenter le prix du produit.

A Pétion-ville, Delmas et à Port-Au-Prince, les pompes à essence présentent un tableau diversifié. Si certaines d’entre elles sont vides, dans d’autres, faire le plein devient un véritable casse-tête chinois.

Depuis la fin de la semaine écoulée, une rareté en approvisionnement du carburant s’est fait sentir dans plusieurs points de la région métropolitaine. Cette absence du produit pétrolier attire l’attention de plus d’un.
Et au sein de la population, les avis restent partagés entre une rareté réelle ou provoquée.

Dans les stations à essence qui desservent, des dizaines de motocyclistes se démènent pour se procurer ce liquide et des voitures, en attente, font la queue sur des dizaines de mètres. « L’essence est là, mais ils veulent simplement augmenter le prix » confie un citoyen dans une ligne d’attente à babiol. Dans une autre station-service à Delmas, un camion citerne a été remarqué en train de livrer du carburant.

Comme l’avait souligné le président de l’Association nationale des propriétaires de station-service (ANAPROSS), Marc-André Deriphonse, le pays n’est pas en butte, pour l’heure, à une pénurie de carburant. Mais la montée du prix du baril à l’échelle internationale à cause du conflit russo-ukrainienne peut provoquer une révision à la hausse du prix du carburant à travers le pays, prévient-il. 

Dieunel Bellegarde

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